Médecin des îles

La Nouvelle-Calédonie est un territoire français constitué de dizaines d’îles dans le Pacifique Sud. Elle est réputée pour ses plages bordées de palmiers et son lagon propice au développement de la vie marine, qui, avec ses 24 000 kilomètres carrés, fait partie des plus grands au monde. Une immense barrière de corail entoure l’île principale, la Grande Terre, destination prisée pour la plongée sous-marine. Nouméa, la capitale, abrite des restaurants d’influence française et des boutiques de luxe à la mode de Paris.
Le 4 septembre 1774, l’enseigne de vaisseau James Colnett aperçoit à l’horizon une terre inconnue des Européens. Il se trouve à bord du bâtiment commandé par le navigateur et explorateur anglais James Cook, le HMS Resolution, durant son deuxième voyage. Cook baptise cette terre New Caledonia en l’honneur de l’Écosse. En effet, l’aspect des côtes lui aurait rappelé cette région de Grande-Bretagne, dont le père de Cook est originaire (Caledonia est l’ancien nom latin de la province correspondant à l’Écosse britannique). Le premier contact avec des Kanaks a lieu le lendemain, à Balade au nord-est de la Grande Terre, puis l’expédition britannique longe la côte Est et arrive jusqu’à l’île des Pins le 23 septembre 1774[9].

Il est probable qu’en 1788, l’expédition française conduite par La Pérouse reconnaît la côte ouest à bord de La Boussole et de L’Astrolabe, juste avant de sombrer dans un naufrage sur le récif de Vanikoro aux Îles Salomon. En juin 1792, le contre-amiral français Antoine Bruny d’Entrecasteaux, parti en 1791 à la demande de Louis XVI pour retrouver La Pérouse, passe au large de l’île des Pins et la côte sud de la Grande Terre, puis reconnaît en avril et mai 1793 la côte ouest de la Grande Terre et se serait arrêté notamment aux Îles Loyauté. Néanmoins, on attribue la découverte de ces dernières à l’explorateur français Jules Dumont d’Urville en 1827 puis 1840 qui fut le premier à les situer précisément sur une carte[12].

Par la suite, à partir des années 1820, l’essor de la chasse à la baleine et de l’exploitation du bois de santal ou d’autres ressources insulaires (nacre, coprah, holothuries, écailles de tortues marines, etc.) amènent régulièrement des navires européens, essentiellement anglo-saxons, sur les côtes de cet archipel. Certains marins, aventuriers naufragés (beachcombers) ou négociants (traders), s’installent, fondent des familles avec des femmes mélanésiennes et créent de véritables comptoirs pour assurer les échanges entre populations autochtones et bateaux européens[9]. C’est le cas, par exemple, de l’anglais James Paddon à l’île des Pins puis surtout à l’île Nou[13].
À ces marins et négociants s’ajoutent rapidement les acteurs de l’évangélisation de l’Océanie. Les missionnaires anglais de la London Missionary Society, LMS décident, à partir de 1797, de christianiser le Pacifique. L’archipel néo-calédonien est atteint en 1840. Les missions protestantes reposent sur quelques hommes originaires d’autres archipels, les teachers (« enseignants »), des catéchistes samoans et rarotongans (comme Paoo). Ils débarquent en 1841 à l’île des Pins et en 1842 à Touaourou (Sud de la Grande Terre). Ils en sont chassés en 1842. La LMS s’installe aux îles Loyauté en 1841 avec plus de succès, le plus grand rencontré en Mélanésie.

Les premières conversions d’Océaniens à la foi protestante incitent les pères de la Société de Marie, missionnaires catholiques, à s’implanter en Mélanésie. Fin 1843, un navire de guerre français amène à Balade via Wallis un évêque, Guillaume Douarre[14],[15], et quatre missionnaires maristes, dont le Père Benoît Forestier et le Père Pierre Rougeyron. Les missionnaires maristes, comme les protestants, réprouvent l’anthropophagie et regrettent que la femme soit accablée de travaux. Ils luttent contre la polygamie ou l’usage d’abandonner les malades. Mais les Kanak attaquent, en 1847, la mission de Balade où le frère Blaise Marmoiton[16] est tué (étant considéré aujourd’hui comme un martyr par les catholiques)[17]. Les maristes s’implantèrent, avec succès cette fois, à l’île des Pins en 1848, ce qui va servir de base à l’évangélisation de la Grande Terre. Les missionnaires catholiques revinrent à Balade en 1851.

Petit test de mise en page

  • C’est cool

Au delà de la consultation des électeurs sur le plan juridique, les habitants s’entendent difficilement au sujet de leurs signes identitaires, plus précisément, les signes auxquels ils appartiennent en tant que « Calédoniens » (outre leur communauté, kanak, wallisienne, vietnamienne, européenne, etc.).

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